Sylvaine Helm - Rauzy
Naturopathe - Nutritionniste Paris 17e

Santé

Le microbiote intestinal, auparavant nommé flore intestinale, est composé de communautés de micro-organismes (bactéries principalement, levures) qui résident ou transitent dans notre tube digestif. Leur répartition n’est cependant pas homogène, le colon en contenant une part beaucoup plus importante. Le microbiote est un véritable écosystème vivant, microscopique, dont la population représente 10 fois le nombre de cellules du corps humain adulte : ainsi, si le corps humain contient environ dix mille milliards de cellules, il y a cent mille milliards de bactéries dans notre tube digestif. Parmi ces populations de bactéries, on distingue en fait trois grandes catégories : le microbiote dominant, le sous-dominant et le microbiote de passage.

Notre tube digestif étant stérile à la naissance, la colonisation chez le nouveau-né débute dès la rupture de la poche des eaux et dépend du mode d’accouchement (césarienne ou voies naturelles), de l’alimentation néonatale (allaitement ou pas) puis diversifiée, des conditions d’hygiène, des traitements médicamenteux (notamment antibiotiques).

Si le microbiote humain se compose d’un peu plus de 1000 espèces possibles, chaque individu accueille environ 200 espèces différentes. On peut ainsi dire que chaque être humain est unique de part la composition de son microbiote, véritable carte d’identité individuelle. L’analyse du génome de ces bactéries, ou métagénomique, permet cependant de mettre en évidence des similitudes entre certaines familles, qui remplissent donc globalement les mêmes fonctions.

En effet, le microbiote assure différentes fonctions vitales et on parle de véritable symbiose : Les bactéries participent activement à la digestion, nous fournissent une petite partie de nos besoins énergétiques quotidiens, assurent la synthèse de certaines vitamines, notamment la vitamine K, jouent un rôle de protection de la barrière intestinale et interviennent dans l’immunité et la communication intestin-cerveau. Rappelons ici que notre intestin est à juste titre appelé notre 2e cerveau.

L’élaboration du microbiote d’un individu se fait jusqu’à l’âge de 2 ou 3 ans et reste relativement stable tout au long de sa vie. Cependant des variations passagères plus ou moins longues et importantes peuvent intervenir, en relation avec le mode de vie (alimentation, maladies, stress, environnement…) et qui ne seront pas sans conséquence sur la santé et la genèse de pathologies ultérieures plus ou moins graves.

Un déséquilibre du microbiote, appelé dysbiose est ainsi impliqué dans certaines infections intestinales ou vaginales, des diarrhées post antibiothérapie notamment, dans des maladies métaboliques comme le syndrome métabolique, l’obésité et le diabète de type 2, des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, dans divers troubles telles que l’anxiété, la dépression, d’autres pathologies psychiatriques et neurologiques plus graves et également dans certains problèmes d’immunité.

Une alimentation déséquilibrée et pauvre en fibre, l’excès de toxiques (tabac, alcool mais aussi pesticides), une mauvaise gestion du stress, la pollution, un rythme de vie effréné ont un impact négatif sur notre microbiote, ce qui aura un retentissement sur notre état de santé global et notre bien-être.

La bonne santé du microbiote et plus largement de l’écosystème intestinal (qui fera l’objet d’un prochain article) est au cœur de la prise en charge de la Médecine Naturelle, Nutritionnelle et Fonctionnelle.


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